Les simanim de Roch Hachana et leur signification

À la table de Roch Hachana, chaque aliment devient une prière. Avant même le premier plat, on partage les simanim : des mets choisis pour ce qu’ils évoquent, chacun accompagné d’un vœu tout simple. Une manière douce d’ouvrir l’année par des mots et des signes tournés vers le bien.
Des signes qui parlent
Le mot siman signifie « signe ». Selon la tradition, la première soirée de Roch Hachana se prête à un petit rituel plein de tendresse : on présente quelques aliments dont le nom, en hébreu ou en araméen, résonne comme un vœu. Un jeu de mots devient une intention, un fruit devient une prière.
L’usage le plus répandu consiste à goûter chaque met en formulant la parole qui l’accompagne. Rien de solennel : de nombreuses familles y voient surtout une façon joyeuse de réunir petits et grands, et de commencer l’année sur une note d’espérance.

Ouvrir l’année par des mots doux, c’est déjà lui souhaiter d’être belle.
Chaque aliment, son vœu
Les mets varient d’une famille et d’une communauté à l’autre, mais certains reviennent presque partout. Voici les plus connus et le vœu qui leur est attaché :
- La pomme au miel : le vœu d’une année bonne et douce.
- Les dattes (« tamar ») : que cessent (she’yitamou) ceux qui nous veulent du mal, et que s’efface la haine.
- La grenade (« rimon ») : que nos mérites soient aussi nombreux que ses grains.
- La courge ou le potiron (« kra ») : que soit déchiré tout mauvais décret et proclamé notre mérite.
- Le poireau (« karti ») : que soient retranchés ceux qui nous sont adverses.
- La betterave ou les blettes (« silka ») : que s’éloignent ceux qui nous sont hostiles.
- La tête, de poisson ou de mouton (« rosh ») : être à la tête et non à la queue, aller de l’avant.

Le poisson, et l’esprit du geste
Beaucoup ajoutent le poisson, symbole de fécondité et de multiplication : on souhaite alors se multiplier et prospérer comme lui. D’autres familles complètent la table de nouveaux fruits de saison ou de mets qui leur sont chers ; les usages varient, et c’est très bien ainsi.
Car l’esprit général compte plus que la liste elle-même. Selon la tradition, il s’agit d’ouvrir l’année par des paroles et des signes tournés vers le bien : la douceur plutôt que l’amertume, l’élan plutôt que la crainte. Chaque table raconte ainsi une histoire un peu différente, et c’est ce qui la rend précieuse.
Les mettre en valeur à table
Puisque ces mets se partagent au tout début du repas, ils méritent une jolie présentation. Un plateau dédié les rassemble avec élégance et transforme le rituel en un vrai moment : chacun voit, choisit, formule son vœu. Chez Lyora, le plateau SIMA et le plateau LEV ont été imaginés pour cela.
La grenade, elle, se prête merveilleusement au décor : quelques fruits au centre de la table, des ronds de serviette grenade pour en rappeler le motif, et la fête est déjà là. Et pour offrir toutes ces attentions d’un même geste, un coffret Tova réunit l’essentiel d’une belle soirée de Roch Hachana.
Sources : les simanim (aliments symboliques) de Roch Hachana et les vœux (« Yehi Ratson ») qui les accompagnent reposent le plus souvent sur un jeu de mots avec le nom hébreu ou araméen de chaque aliment. Les usages diffèrent selon les communautés. Synthèse éditoriale Lyora Création — pour la pratique, référez-vous à votre rav.

